Même les monstres à Paris…

ont de la poésie.

Vous en penserez difficilement le contraire après avoir vu ce film d’un genre assez rare dans le cinéma français, réalisé en 2009 par Bibo Bergeron.

En effet, et à moins d’être déraisonnablement accro au cinéma américain « blockbuster » et riche en tous genres, vous vous serez certainement rendu compte que l’animation est loin d’être une marque du cinéma français, les faits même de la réalisation de celui-ci a l’appui (le film a pris environ 18 mois à la production, ne coutant pas moins de 28 millions d’euros), mais la persévérance aura payé et nous offre donc un résultat aussi brillant que le genre est rares dans nos contrées.

Scénario, personnages, qualité impressionnante de l’image, choix des acteurs, voix, chansons, paroles, constituent pleinement à travers ce film un cocktail parfait où poésie, romantisme et magie ne pourront vous laisser insensible. Les talents des « voix » de ce film (notamment des personnages principaux Vanessa Paradis et Matthieu Chedid) est d’autant plus remarquable que l’on sait les apprécier sans forcement être particulièrement fan de leurs productions en dehors de ce film.

Elle sort de son lit

Tellement sure d’elle

La Seine, la Seine, la Seine

Tellement jolie elle m’ensorcelle

La Seine, la Seine, la Seine

Extralucide la lune est sur

La Seine, la Seine, la Seine

Tu n’est pas soul

Paris est sous

La Seine, la Seine, la Seine

qui sont les paroles représentant véritablement l’identité musical du film bien que paraissant plutôt simples, sont d’autant plus représentatives qu’elles sont à l’image du sentiment de douceur exquise et de l’effet mignon que le film semble bien plus que dégager, répandre, de façon permanente et souvent remarquablement subtile.

Vous l’aurez donc compris, le débordement de bons sentiments et là, et il est loin d’être désagréable surtout quand il est provoqué par des talents tels ceux à l’œuvre pour cette réalisation, n’en déplaisent ses détracteurs qui auront pour beaucoup attaqué le scénario du film comme n’étant pas assez riche. Il faut dire qu’il est évident que le premier public visé n’était pas du tout celui du cadre familial parents et (surtout) enfants…

Puisque oui, c’est véritablement un conte que Bibo Bergeron a, avec Un Monstre à Paris, si brillamment réalisé ; une histoire qui possède immanquablement toutes les marques constituant une authentique œuvre culturelle et identitaire que l’on s’approprie aussi simplement que sa qualité nous séduit.

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